Une extension n’est pas une petite maison posée à côté de la grande. Elle s’appuie contre des murs qui existent déjà, prolonge des sols et une toiture qui ont leurs propres niveaux, et doit vivre avec eux. Avant de chiffrer, on regarde donc la maison : la nature de ses murs (pierre, blocs, brique), ses fondations quand on peut les voir, la pente et les tuiles de son toit, les niveaux de ses sols.
Ensuite, on construit comme pour une maison neuve : fouilles, fondations, dalle, murs, charpente et couverture. L’essentiel du travail se fait dehors, contre la façade. En règle générale, le mur de la maison n’est ouvert qu’à la fin, une fois l’extension fermée, pour relier les deux volumes.
Côté aspect, deux partis sont possibles : fondre l’agrandissement dans la maison, avec le même enduit, les mêmes tuiles canal, la même génoise, ou le distinguer franchement, par exemple avec un volume habillé de pierre. Dans les deux cas, c’est le règlement d’urbanisme de la commune qui a le dernier mot.